La co-création vue par Aurélien Bory

Mardi 5 mai 2015 a eu lieu une rencontre entre Aurélien Bory, artiste metteur en scène,  et Julien Roumette, enseignant de littérature française à l’Université Toulouse Jean Jaurès, à l’occasion de la création des B(r)ouillons, travail en cours d’après le roman Espèces d’espaces de Georges Perec. Cela se passait à la Médiathèque José Cabanis, en partenariat avec le Théâtre National de Toulouse.

L’échange fut très fluide et intéressant, tant sur leurs regards sur Georges Pérec et son travail, que sur la démarche créative et artistique qui a présidé à l’élaboration des B(r)ouillons.

A ma question sur sa démarche de co-création, Aurélien Bory a répondu que l’ensemble des équipes et disciplines s’est réuni sur le plateau pour créer le spectacle. Selon lui, la complémentarité crée « des collisions dont naît l’inattendu ». La co-création est un travail « à tâtons » d’où peut émerger, pas à pas, les strates du futur spectacle.

J’aime beaucoup cette notion  « des collisions dont naît l’inattendu », que j’adopte et approuve sans restriction !

La photo est celle de l’affiche des B(r)ouillons, faite par Aglaé Bory

Coup de neuf pour 2015 !

Tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année 2015. Qu’elle vous soit douce, joyeuse, surprenante et pleine de créa-c-tions ludiques !

Après deux années d’existence, ce site méritait largement un dépoussiérage et un effort de structuration ! Voilà qui est fait avec un site tout nouveau tout beau, allégé et simplifié.

Et si le site s’allège, c’est pour offrir une palette de prestations qui, elle, ne fait que s’agrandir !

Alors, n’hésitez pas à me contacter...

Créations et licences

La créativité, individuelle ou collective, dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière aux quatre coins du monde via l’internet pose la question de la propriété intellectuelle des concepts et œuvres créés.

En France, le droit d’auteur comprend deux aspects :

  • le droit moral de-s auteur-s
  • le droit patrimonial des créations

Le droit moral de l’auteur n’a pas de limite de temps. Seul le droit patrimonial peut être cédé moyennant accord de l’auteur. Et c’est souvent un véritable casse-tête pour savoir si l’on a le droit – ou pas – d’utiliser et/ou modifier des textes et images tirés du net.

Alors voilà 2 ou 3 conseils pour savoir quels droits on a sur ce que l’on trouve sur internet :

  • une œuvre tombe dans le domaine public si son auteur est mort depuis plus de 70 ans.
    Attention ! Le cas St Exupéry est éloquent : sa date supposée de mort est 1944. Mais il est « mort pour la France » et n’entrera dans le domaine public qu’en 2032 en France. Quant aux personnages du Petit Prince, ils resteront sous licence car ils ont été protégés individuellement comme une marque déposée. Ainsi, seul l’ouvrage dans son ensemble y entrera, ce qui permettra seulement qu’il puisse être édité librement…
    Attention (bis) ! Si l’œuvre de Mozart est dans le domaine public depuis longtemps, ses interprétations, elles, ne le sont pas. En France (en 2015), les enregistrements passent dans le domaine public au début de l’année suivant le cinquantenaire de leur gravure. Ainsi, l’interprétation de Maria Callas de Carmen est dans le domaine public depuis 2015.
  • les licences attribuées aux œuvres vous renseignent sur vos droits. Le référentiel Creative Commons se généralise. Six licences sont proposées et expliquent clairement ce que pouvez faire avec les contenus.

Je vous propose maintenant une astuce pour trouver des contenus libres de droit dans votre navigateur Google (je sais qu’il n’est pas idéal, mais très largement utilisé aujourd’hui !). Lorsque vous faites une recherche d’images, sélectionnez l’onglet « images » sous le champ de recherche, puis l’option « outil de recherche » et l’onglet « droits d’usage » proposé. A vous de choisir  le type de licence qui vous convient (et de vérifier après sélection, au cas où…).

Pour information, les images utilisées sur ce site sont toutes dans le domaine public (Kandinsky, Van Gogh, Klimt et Mondrian pour les bannières) ou sous licence permettant la diffusion non-commerciale (couvertures de jeux). Par ailleurs, ces images ont été retraitées avec un logiciel libre et opensource (Gimp) sur un ordinateur au système d’exploitation libre et opensource (linux Ubuntu). Mais ça, c’est encore une autre histoire…

Des jeux pour imaginer…

Voici une petite sélection de jeux pour construire et raconter des histoires

Story cubes de Rory O’Connor chez The creativity hub. Il existe trois boîtes de dés différentes. Dès 15 minutes de jeu.

Voici un matériel de jeu qui, bien que minimaliste, permet d’inventer des histoires chaque fois différentes. A vous de fixer vos règles selon le nombre de joueurs, le temps que vous avez… Il était une fois…

Fiasco de Jason Morningstar, illustré par John Harper et Jason Morningstar chez Edge. Environ 3h de jeu.

Voilà un jeu de rôle sans Maître de Jeu. Vous choisissez le cadre puis déterminez les détails, personnages et scénar grâce au lancer de dés à six faces. Vous incarnerez des losers dignes des films des frères Cohen. Grosse ambiance autour de la table, et quelques macchabées à prévoir… Attention : les morts jouent encore !

La brigade chimérique, l’Encyclopédie dirigé par Romain d’Huissier, illustré par Gess et Willy Favre aux éditions Sans-détour.

Voici un jeu de rôle qui s’inspire de la littérature merveilleuse-scientifique et de ses surhommes européens. Les histoires se déroulent dans les années 30 dans une Europe aux forces bien établies… A découvrir absolument ! Et pour avoir un avant-goût de l’ambiance, vous pouvez lire les excellentes BD (6 volumes) dont le jeu est tiré.

Des jeux tactiques… de poche !

Des jeux tactiques à emmener partout

Shadows over Camelot de Bruno Cathala et Serge Laget, illustré par Julien Delval chez Days of Wonders.Environ 30 à 45 minutes de jeu.

Voici le petit frère des Chevaliers de la Table ronde (des mêmes auteurs), un must du jeu coopératif mais un peu long et encombrant. Ce nouveau jeu corrige ces deux défauts. Pour vaincre, il vous faudra unir vos mémoires et oser partir en missions. Attention aux forces du chaos !

The city de Tom Lehmann, illustré par Klemens Franz, chez Gigamic. Environ 30 à 45 minutes de jeu.

La petite boîte parfaite à glisser dans sa poche ! Le jeu, très sympa dès 2 joueurs, est le petit frère de Race for the Galaxy (du même auteur). Les sensations tactiques et combinatoires font oublier le graphisme… Pas très funky !

Innovation de Carl Chudyk, illustré par Cyril van der Haegen, Robin Olausson et Christophe Swal, chez Iello. Environ 1h30 de jeu.

Un matériel très ergonomique mais qui nécessite un peu de place sur la table… Ce jeu de cartes tactique garde une forte dose de chaos : les rebondissements sont légion ! Mais à chaque partie, on ressent le potentiel des cartes à se combiner toujours mieux entre elles.