Adaptation en jeu de rôle « papier » du MMORPG Wakfu

L’univers développé par Ankama : Wakfu

Wakfu est un jeu de rôle français massivement multijoueur et développé pour Windows/Mac/Linux/Androïd par Ankama. L’univers médiéval-fantastique présente une esthétique manga à l’humour toujours présent et souvent décalé. Il a été décliné en série animée, jeu de cartes à collectionner, jeu de plateau et bandes dessinées.

De l’idée à la création d’une adaptation

Adepte du jeu de rôle « papier », je cherchais une transposition de cet univers que j’aimais vers ce loisir si convivial et créatif. En effet, le jeu de rôle propose à un groupe de joueurs de se retrouver autour d’une table pour se confronter, ensemble, à une aventure imaginaire réglée et racontée par un meneur de jeu. Le groupe va alors pouvoir faire avancer l’histoire selon ses envies et le hasard de quelques jets de dés.

Ankama ne proposait rien de tel, et les forums de fans étaient plus orientés vers des adaptations privilégiant la simulation chiffrée plutôt que de la narration déjantée. Alors, aidée par un expert du jeu de rôle (Yoann Pétrikowski), je me suis lancée dans la création de « mon » système !

A partir de mes sensations ressenties dans le jeu vidéo, et ce dans différentes classes de personnages, Yoann m’a aidée à transposer les aspects principaux du jeu dans un système très inspiré du D20 de Donjons & Dragons, mais en plus simple.

Nous nous sommes concentrés sur 6 classes de personnages afin de pouvoir proposer un scénario prévu pour être joué en une soirée : One-shot Wakfu.

Comment jouer ?

J’ai déjà animé ce scénario à 4 reprises, dans le cadre d’initiations au jeu de rôle proposées par OULUPO, ainsi que lors du Summer’s End 2015 (en présence d’un membre d’Ankama, venu pour un tournoi officiel Krosmaster). Chaque séance a permis de légers correctifs.

Si vous avez envie d’essayer ce jeu, vous pouvez me contacter pour :

  • obtenir les fichiers disponibles en licence CC : BY-NC-SA (archive de 35Mo) contenant :
    • des fiches de personnages (vierge et prétirés) ;
    • le scénario ;
    • des aides de jeu (musique, monstres, mémos).
  • organiser une séance d’initiation (animation de 3h de jeu, feuilles de personnages et dés fournis, maxi. 6 joueurs), en local associatif proche centre ville toulousain (Tarif : 70€/séance pour des particuliers).

Quelle que soit la formule que vous retiendrez, je suis preneuse de tous commentaires, critiques et suggestions qui pourront intégrer une V2 du jeu !

La co-création vue par Aurélien Bory

Mardi 5 mai 2015 a eu lieu une rencontre entre Aurélien Bory, artiste metteur en scène,  et Julien Roumette, enseignant de littérature française à l’Université Toulouse Jean Jaurès, à l’occasion de la création des B(r)ouillons, travail en cours d’après le roman Espèces d’espaces de Georges Perec. Cela se passait à la Médiathèque José Cabanis, en partenariat avec le Théâtre National de Toulouse.

L’échange fut très fluide et intéressant, tant sur leurs regards sur Georges Pérec et son travail, que sur la démarche créative et artistique qui a présidé à l’élaboration des B(r)ouillons.

A ma question sur sa démarche de co-création, Aurélien Bory a répondu que l’ensemble des équipes et disciplines s’est réuni sur le plateau pour créer le spectacle. Selon lui, la complémentarité crée « des collisions dont naît l’inattendu ». La co-création est un travail « à tâtons » d’où peut émerger, pas à pas, les strates du futur spectacle.

J’aime beaucoup cette notion  « des collisions dont naît l’inattendu », que j’adopte et approuve sans restriction !

La photo est celle de l’affiche des B(r)ouillons, faite par Aglaé Bory

Coup de neuf pour 2015 !

Tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année 2015. Qu’elle vous soit douce, joyeuse, surprenante et pleine de créa-c-tions ludiques !

Après deux années d’existence, ce site méritait largement un dépoussiérage et un effort de structuration ! Voilà qui est fait avec un site tout nouveau tout beau, allégé et simplifié.

Et si le site s’allège, c’est pour offrir une palette de prestations qui, elle, ne fait que s’agrandir !

Alors, n’hésitez pas à me contacter...

Créations et licences

La créativité, individuelle ou collective, dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière aux quatre coins du monde via l’internet pose la question de la propriété intellectuelle des concepts et œuvres créés.

En France, le droit d’auteur comprend deux aspects :

  • le droit moral de-s auteur-s
  • le droit patrimonial des créations

Le droit moral de l’auteur n’a pas de limite de temps. Seul le droit patrimonial peut être cédé moyennant accord de l’auteur. Et c’est souvent un véritable casse-tête pour savoir si l’on a le droit – ou pas – d’utiliser et/ou modifier des textes et images tirés du net.

Alors voilà 2 ou 3 conseils pour savoir quels droits on a sur ce que l’on trouve sur internet :

  • une œuvre tombe dans le domaine public si son auteur est mort depuis plus de 70 ans.
    Attention ! Le cas St Exupéry est éloquent : sa date supposée de mort est 1944. Mais il est « mort pour la France » et n’entrera dans le domaine public qu’en 2032 en France. Quant aux personnages du Petit Prince, ils resteront sous licence car ils ont été protégés individuellement comme une marque déposée. Ainsi, seul l’ouvrage dans son ensemble y entrera, ce qui permettra seulement qu’il puisse être édité librement…
    Attention (bis) ! Si l’œuvre de Mozart est dans le domaine public depuis longtemps, ses interprétations, elles, ne le sont pas. En France (en 2015), les enregistrements passent dans le domaine public au début de l’année suivant le cinquantenaire de leur gravure. Ainsi, l’interprétation de Maria Callas de Carmen est dans le domaine public depuis 2015.
  • les licences attribuées aux œuvres vous renseignent sur vos droits. Le référentiel Creative Commons se généralise. Six licences sont proposées et expliquent clairement ce que pouvez faire avec les contenus.

Je vous propose maintenant une astuce pour trouver des contenus libres de droit dans votre navigateur Google (je sais qu’il n’est pas idéal, mais très largement utilisé aujourd’hui !). Lorsque vous faites une recherche d’images, sélectionnez l’onglet « images » sous le champ de recherche, puis l’option « outil de recherche » et l’onglet « droits d’usage » proposé. A vous de choisir  le type de licence qui vous convient (et de vérifier après sélection, au cas où…).

Pour information, les images utilisées sur ce site sont toutes dans le domaine public (Kandinsky, Van Gogh, Klimt et Mondrian pour les bannières) ou sous licence permettant la diffusion non-commerciale (couvertures de jeux). Par ailleurs, ces images ont été retraitées avec un logiciel libre et opensource (Gimp) sur un ordinateur au système d’exploitation libre et opensource (linux Ubuntu). Mais ça, c’est encore une autre histoire…

Des jeux pour imaginer…

Voici une petite sélection de jeux pour construire et raconter des histoires

Story cubes de Rory O’Connor chez The creativity hub. Il existe trois boîtes de dés différentes. Dès 15 minutes de jeu.

Voici un matériel de jeu qui, bien que minimaliste, permet d’inventer des histoires chaque fois différentes. A vous de fixer vos règles selon le nombre de joueurs, le temps que vous avez… Il était une fois…

Fiasco de Jason Morningstar, illustré par John Harper et Jason Morningstar chez Edge. Environ 3h de jeu.

Voilà un jeu de rôle sans Maître de Jeu. Vous choisissez le cadre puis déterminez les détails, personnages et scénar grâce au lancer de dés à six faces. Vous incarnerez des losers dignes des films des frères Cohen. Grosse ambiance autour de la table, et quelques macchabées à prévoir… Attention : les morts jouent encore !

La brigade chimérique, l’Encyclopédie dirigé par Romain d’Huissier, illustré par Gess et Willy Favre aux éditions Sans-détour.

Voici un jeu de rôle qui s’inspire de la littérature merveilleuse-scientifique et de ses surhommes européens. Les histoires se déroulent dans les années 30 dans une Europe aux forces bien établies… A découvrir absolument ! Et pour avoir un avant-goût de l’ambiance, vous pouvez lire les excellentes BD (6 volumes) dont le jeu est tiré.